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Actualité
L’IICA dans le Sud-est: perspectives….
Publié le Mercredi 11 Avril 2007 à 17h00
A la tête d’une délégation d’une dizaine de personnalités importantes du monde touristique du Sud-est, de la police nationale, de la presse locale, et de la Minustah, la représentante de l’institut inter-américaine de coopération pour l’agriculture de la Barbade (IICA), madame Harvey Ena, a visité les hauteurs de l’est de ce département, en l’occurrence, Macary, Seguin, Fonds Jean Noel.
Démarrée vers les neuf heures du matin, mercredi 11 octobre dernier, cette journée fut marquée de découvertes, de beauté, de détente, de rencontres, et surtout, de projections.
Nos campagnes…nos campagnes.
Dans un entretien avec les autorités des administrations privées et publiques de l’industrie touristique du Sud-est, la représentante de l’IICA de la Barbade, madame Harvey a mis l’accent sur la nécessité de faire la promotion de notre gastronomie, pour avoir quelque chose de substantielle, de particulière à offrir aux touristes. Madame Harvey fut surprise de constater la sagesse innée, l’humanisme, l’haïtiannité de nos paysans, la richesse de la flore et de la faune du Sud-est. Elle en fut bouleversée.
‘’Les milieux ruraux doivent être inscrits dans le parcours touristique du sud-est, leur singularité est un atout a exploité…’’ a relaté en substance madame Harvey, qui a voulu parler du développement de l’écotourisme.
Perspectives….
Dans son plan d’intervention, l’IICA compte assister les cultivateurs, dans le renforcement et l’amélioration de leur capacité de production agricole. Selon le représentant de l’IICA en Haïti, monsieur Mena Alfredo, les paysans ont beaucoup à vendre aux touristes, de leurs produits agricoles, à leurs créations artistiques, artisanales, bref leur folklore.
La délégation a visité un complexe, et un atelier de bambou à Macary, elle s’est rendue aussi à un centre de tranformation de fruits à Meyer, plaine à l’est de Jacmel, réputée pour sa tomate ‘’ti joslin’’, ses haricots appelés, ‘’pwatyous’’, sa forte production de lait, et la beauté créole de ses filles.
Le département du Sud-est est très visité de nos jours par les autorités concernées par l’industrie touristique. La semaine écoulée, le ministre du tourisme, M. Patrick Délatour, les membres de l’Association Touristique du Sud-est, et certaines personnalités de la diaspora et du reste du pays ont assisté à un exposé révélateur et savant du responsable de la section ‘’économie et Affaires’’ du quotidien ‘’le Matin’’, Kesner Pharel. Qui a démontré que le Sud-est n’est pas près pour être une destination touristique. Elle en a une riche potentialité, mais les acteurs concernés doivent s’y impliquer davantage.
Les sites touristiques du Sud-est…
La ville de Jacmel est ceinturée de sites touristiques historiquement importants. En plein milieu de la ville, à l’avenue La Liberté, il y a les vestiges d’un des théâtres coloniaux de St Domingue. La délégation du Sud-est a logé dans le temps, et surtout tous les week-end, les Intendants de cette colonie française, d’où le canon encore présent à la rue ‘’Barbey de Marbois’’, dans le mitoyen de la délégation du Sud-est.
Sur la route de Meyer, à Démontreuil, il y a encore le Moulin Price. Le Fort Ogé de Cap-Rouge, nord-est de Jacmel, très visité, illustre le billet de dix gourdes. L’étang Bossier à Ravine Normande, est un cadeau de la nature à la Commune des Cayes-Jacmel pour participer crânement au développement touristique de la zone, se plaisent à dire souvent les citoyens les mieux avisés de cette localité, aussi belle, et mystérieuse que tout Haïti. Les contes et légendes que se racontent tous les soirs la population de Ravine Normande, en pureté, positivité, et sacré, peuvent éteindre les feux de Lucifer, elles sont aussi instructives que merveilleuses, rivalisent celles de l’orient des Indes particulièrement et dépassent de loin celles de l’Occident.
Dans les contes et légendes de tout le grand nord-est de l’arrondissement de Jacmel, les personnages les plus ridicules sont plus intelligents, humains que Tarzan et Zorro. Il serait intéressant d’adapter au cinéma ces récits merveilleux, pour Haiti.
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