Saint-Domingue-Justice: Amaral Duclona est entre les mains de la justice Française
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Remis enchaîné à des policiers français venus le chercher à l’aéroport Las Américas de Santo Domingo, l’ex-tout-puissant chef de gang de Cité Soleil sera jugé notamment pour l’assassinat d’Henri Paul Mourral, consul honoraire français au Cap-Haïtien, tué en 2005 à Port-au-Prince
L’ancien chef de gang de Cité Soleil, Amaral Duclona, 31 ans, a été extradé jeudi soir par les autorités dominicaines vers la France où il sera prochainement jugé pour son implication présumée dans l’assassinat, en 2005, du consul honoraire français au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), Henri Paul Mourral.
Selon la presse dominicaine, celui qui fut en son temps, un redoutable "seigneur de la guerre", a été embarqué à bord d’un avion qui a décollé à 20h30 (heure d’Haïti et 1h30 GMT) de l’aéroport international Las Américas (AILA) de Santo Domingo.
Le quotidien Listìn Diario précise que M. Duclona a été remis pieds et poings liés à des officiers de la police française venus spécialement le chercher dans la capitale dominicaine. Il avait été, quelques minutes plus tôt, transféré de la prison de Najayo, dans la province de San Cristobal, où il était incarcéré depuis son arrestation le 8 septembre 2009, vers l’aéroport.
Le détenu a été totalement enchaîné afin de prévenir toute attitude agressive qu’il pourrait avoir.
Depuis plusieurs semaines et le verdict de la Cour suprême de justice dominicaine (SCJ), seule la signature de l’ordre d’extradition par les autorités compétentes manquait pour compléter le dossier.
Malgré ses dénégations incessantes pour contester son identité et revendiquer le nom de Berthone Jolicœur, Amaral Duclona avait été convaincu d’avoir menti au tribunal.
Le Président René Préval, dont il avait ouvertement contribué à la campagne lors des élections de 2006, avait remis aux autorités judiciaires et diplomatiques dominicaines un lot de documents confirmant l’identité du caïd.
Une attitude qui avait suscité de vives critiques contre le chef de l’Etat dans la classe politique et la société civile.
Outre Henri Paul Mourral, tué le 31 mai 2005 à Port-au-Prince, ville alors sous la chape de plom de "l’Opération Bagdad", une vaste campagne de terreur des partisans armés de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, Amaral Duclona est également soupçonné d’implication dans l’enlèvement suivi de l’exécution, en 2004, de Claude Bernard Lauture, un homme d’affaires français d’origine haïtienne.
L’ancien homme fort de Bélékou, un quartier de Cité Soleil, est aussi accusé d’avoir commis ou commandité des crimes de sang, enlèvements et viols contre des haïtiens et haïtiennes.
Source:Radio Kiskeya
Tags:Amaral Duclona
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